Miyakojima Paradise Blog

French National living in Miyakojima – A small Paradisiac Japanese Island in Okinawa

Environ une fois par mois avec ma femme et ma fille, nous nous faisons une petite sortie au restaurant Buffet de l’hôtel tokyu ressort.

Pour ¥1700 par personnes (gratuit pour ma fille), boissons comprise (par d’alcool) vous pouvez déguster des tas de choses différentes et tout est extrêmement frais (les makis sushis sont faits devant vous, les steaks de boeuf sont cuits à la demande, etc.)

La preuve

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En plus, il n’y a jamais vraiment beaucoup de monde, ce qui donne un coté encore plus agréable. Le restaurant donne directement sur la piscine et la vue sur la mer est vraiment jolie. Si vous venez ici, je vous recommande ce restaurant. Le buffet est uniquement disponible le week-end pour déjeuner.

robinsonDevant aller voir un de nos clients, qui durant l’après-midi a détruit mon appareil photo numérique étanche (mais c’est un autre sujet..), je me suis retrouvé dans une mini-foule, venant voir le festival d’été sur la plage de Painagama (voir sujet précédent). À ce moment-là, j’ai ressenti comme un certain (malaise) difficile à décrire…

Ici à miyakojima, l’oppression des foules des villes, le métro bondé, les zones commerciales avec plein de monde, les plages/parkings de la côte d’azur où vous devez vous battre pour vos 0,64 mètres carré de sable, tout ça n’existent pas. Ici c’est vraiment exceptionnel d’être dans un endroit avec plus de 50 personnes à la fois (à part un restaurant j’entends bien et encore..).

Pas non plus d’embouteillage, de queue au supermarché (bon ça, même à Tokyo c’est rare, car au Japon le personnel est efficace). Mêmes les trois seuls ressorts hôtels de Miyako-jima sont assez isolés de tous et de ce fait, nous en subissons pas les nuisances (qui pour être franc, sont presque inexistantes).

Ce soir-là, lorsque malgré moi je me suis retrouvé au milieu de plus de 50 personnes, je n’étais pas à l’aise…

Je crois que je suis en train de devenir sans me rendre compte un Robinson Crusoé. Moi qui suis née à Paris dans le 19eme arrondissement et qui se souvient d’avoir passé des moments formidables dans des boites de nuit bondés ou des concerts parisiens noirs de monde, ou apprécie les terrasse de café avec leurs nuisances sonores…

Je crois que l’humain, quelle que soit sa nature, s’adapte à son environnement. Mais je me rends compte maintenant a quel point « l’environnement » est devenu important pour moi.

Qui auraient cru cela de moi. Mon plus proche ami ne me reconnaît plus. Vivre sur une ile vous change, bien malgré vous.

Les terrasses de café parisiennes font place aux plages désertes de sept kilomètres de long, le bruit des voitures laissant sa place au son des vagues et aux sons de la nature. Pas besoin de me connecter sur internet le matin pour savoir s’il y aura de la pluie, écouter le bruit des cigales du matin, si elles chantent, il fera beau. Avez-vous déjà écouté les poissons lors d’une plongée sous marine ?

Tous ces sons sont devenus un quotidien pour moi et lorsque je me retrouve dans un environnement différent, même pour quelques heures, je ne suis plus du tous à l’aise.

Compte tenu de mon travail ici, je suis constamment en relation avec des gens venant du monde entier et j’aime ca. Je ne crois pas être quelqu’un d’insociable ou quoi que ce soit, mais je dois dire que cela me fait peur un petit peu de devenir qui se coupe du « monde ». Car ici je vis dans un « monde » tellement particulier que reprendre une vie différente m’effraye parfois.

Bon, parenthèse fermé, il y aura des poissons multicolores dans les prochains articles, car je pars faire de la plongée sous marine avec un ami.

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La fleur rouge rose au centre est emblématique de Miyako-jima. Vous la retrouverez sur le site internet de l’office du tourisme de l’île. Savez-vous quelle est cette fleur ? Pour indice, elle a été découverte par un français au Brésil au 18ème siècle, elle porte son nom.

Tous les ans, JTB (Une des plus grosses agences de voyage du Japon) organise des festivals et fêtes sur les différentes îles de l’archipel d’Okinawa. Durant environ dix jours, chaque île accueillent une fête pour faire découvrir aux touristes les coutumes, chants et traditions locales.

Cette année, comme tous les ans, la fête se déroule juste en face de la résidence où nous louons des studios.

Le matin (samedi) la préparation de la fête a été vraiment rapide et efficace (a la japonaise), et en deux heures de temps, la plage a été partiellement transformée en un podium. Bon, il faut reconnaitre que ce n’était pas non plus un concert de Johnny au stade de France, mais le principal était là.

Bien sûr, comme il se doit dans toutes les fêtes au Japon, les éternelles stands de Tao-yaki, Yaki-soba, saucisses et autres étais bien présent.

En l’espace de deux heures samedi après midi, la plage de Painagama ainsi que les alentours était plein (a l’échelle de Miyako-jima j’entends…)

Pendant environ trois heures, des champs, danses et musique locale ce son succéder alors que bon nombre d’entre nous était en train de déguster une saucisse géante avec une canette de bière.

Durant tous l’été, de nombreux festivals se succèdent, certains plus important en terme de taille et moyen. Celui-ci étais assez (trop) petit, mais j’étais surpris que JTB, malgré une situation économique au Japon assez…désastreuse, ai maintenu ces festivals. Merci à vous pour ce délicieux moment Mr JTB.

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Bon, cela fait deux semaines que je rumine à décider si je passe le permis bateau ou pas.
La première semaine mon épouse n’était pas forcement très partante. Elle a surtout peur que je fasse l’andouille en mer (bon, ok elle n’a pas tous a fait tord non plus). L’objectif du permis sera de faire l’achat a terme d’un scooter de mer (jet-ski). La raison (officielle) que j’ai donnée à ma femme est de pouvoir proposer à nos clients des tours en scooter de mer et de ce fait, rentabiliser assez vite le jet-ski. La raison officieuse est plutôt que j’adore ça.

Après une longue période de négociation avec elle (trente secondes), elle me dit : ok, mais si tu passes le permis, tu devrais le faire maintenant, car un juillet et aout nous sommes assez occupés. Décision étais prise !

Je suis allé voir un ami qui a une école de plongée et qui en plus propose de faire passer le permis. En plus, il possède déjà un jet-ski et j’ai eu tous un tas de réponses à mes questions :

# Le permis bateau se passe en une semaine, car je passe le permis qui permet de naviguer sur les bateaux de plaisance assez gros (type catamaran). En plus je zappe les cours pratiques, car je sais déjà un peut naviguer en bateau. Quant au jet-ski, je connais également. Et si je me plante a la pratique, et bien je prendrais des cours….

# Mon niveau de japonais suffira pour le passage des examens. (Bon, il était peut être optimiste mon ami, car personnellement j’ai quand même des doutes). A voir…

# Je connais maintenant le cout (aille !) environ ¥180.000 tous compris. Je vais devoir manger du sable tous l’été…

# Il accepte de me garder mon (futur) jet-ski sur une remorque dans l’arrière cours de son école (pas la place chez moi). C’est plutôt cool, car cela coute ¥10.000 / mois pour le laisser au port.

# Entretiens = Presque rien et ici cela se passe chez les garagistes automobiles. Carburant = moins cher que pour les voitures. Assurance = non obligatoire pour un jet-ski. Contrôle technique = pas nécessaire.

# Prix du jet-ski : Les premiers prix d’occasion sont autours de ¥350.000, et jusqu’à ¥2.000.000 pour un dernier modèle neuf. Mon ami me propose de me prêter le siens en attendant de trouver quelque chose de raisonnable (pour ma part, occasion et dans les moins chers)

Rendez-vous le 16 juillet pour le début des cours. Mon cartable et ma trousse sont déjà prêts.

Chaque année à miyako, est organisé le nettoyage des plages. Cela se passe de début mai à fin juin. Toutes les plages y passent autour de l’île. Indépendamment du nettoyage, de nouvelles infrastructures sont mises en places (bancs, tables, lampadaires…) ou sont réparer.

Pour la plage de Painagama, qui se trouve en face de nos studios, les choses n’ont pas été faites à moitié ! Il on carrément fait venir les pelleteuses pour redonner un coup de neuf au sable.

Étape 1 – 30 personnes qui ramassent à a la main tout ce qui est pas de sable (10 qui bossent et 20 qui regardent assis au bord de l’eau (Car ici on ramasse, on ne cache pas sous la moquette)

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Étape 2 – trois gros engins qui en deux heures ont complètement retourné le sable. (Toutes mes excuses aux propriétaires des châteaux de sables, ils n’ont rien pu faire…)

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Final : Opération complète en 1/2 journée. Il faudra 24 heures pour que le vent et la marré fassent le reste de leurs travaille et que tous soit plat, blanc et sec…

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Prochaine étape : vidage de la mer et nettoyage des coraux a la brosse à dent.

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C’est maintenant la meilleur période pour les fruits exotique. Ici il y a beaucoup de fruit toute l’année, mais c’est a partir de fin Mai que la réelle saison commence. De ce fait les fruits sont plus gros, et leurs gout est bien meilleur. Et surtout moins cher.

J’ai une petite préférence pour les fruits de la passion. L’odeur et le gout me rappelle tellement de choses car on a tous en tête l’odeur si particulière de ce fruit.

J’en mange presque tous les jours, nature au petit déjeuner, avec un yaourt nature, après un barbecue se rafraichir du gout intense de la viande griller.

De plus ce fruit est vraiment pas cher ici (comparer à la mangue). Un sac de 1,5Kg coute ¥350 (environ 2,5€) et avec un sac, vous en avez pour toute la semaine.

DSC00539Pour ceux qui ne connaissent pas le vrai fruit. Il faut le couper en deux et manger la pulpe jaune/verte avec les pépins (a la petite cuillère c est idéal).

Certes c’est plutôt agréable de passer sont temps au bord de la mer, dans un environnement tel que celui-ci. De vivre avec la nature, etc… Mais vivre sur une petite ile tropicale présente quand même quelques inconvénients. Je vous ai montré les différents aspects agréables de la vie ici, je vais vous décrire maintenant quelques points désagréables:

Chaleur et humidité
Si vous venez à Miyako-jima, c’est avant tous pour le climat tropical, le soleil et les températures qui ne descendent jamais en dessous de 20 degré en hiver. C’est fort agréable et c’est de toute façon ce que tout le monde recherche quand on vient en vacances. L’été au Japon il fait chaud, mais à Miyako-jima il fait très chaud tout le temps. Cela veut dire que du matin au soir, on vit avec une espèce de sueur sur le corps. Et pas moyen de faire autrement, car même après une douche (j’en prends plus de cinq par jour),  10 minutes après vous commencerez à transpirer. Quand on passe quelques jours en vacances, cela ne pose pas de soucis, car entre la plage, la mer, etc. on arrive facilement à se sentir frais, mais si on travaille toute la journée, les choses sont différentes.

Vivre au bord de la mer (un rêve qui apporte pas mal de soucis).
Ici, les locaux ne vivent pas au bord de la mer, mais plutôt dans les terres car ils savent que vivre face a la mer peu posé des soucis a moyen ou long terme. Je le savais également car on m’avait prévenu, mais c’était plus fort que moi, je ne voulais pas venir vivre sur une petite ile tropicale pour me retrouver dans les terres, je voulais être au bord de la mer, le plus près possible de l’eau. Et j’étais prêt à en assumer les conséquences : l’air marin qui abime tous, du VTT qui rouille en moins de deux mois, les circuits électriques qui déconne souvent et doivent être vérifiés pour ne pas se retrouver avec faux circuit qui brule la maison, ou bien des choses totalement anecdotique telle que le fait de devoir faire les vitres au moins deux fois par semaines a cause des vents marin et du sable.

Le sable
Il se colle partout, dans les vêtements, les chaussures, sur soi, entre chez vous avec vous et même si vous n’allez pas a la plage souvent (J’y vais au moins une fois par jour), il s’invite chez vous avec le vent. Il faut vivre avec en quelque sorte.

L’eau et l’électricité : De belles factures !
A raison de plusieurs douches (rapide) par jour et par personnes, sans compter ma petite fille, la consommation d’eau est importante. Certes je pourrais en prendre moins, mais ce serais vraiment désagréable. Par ailleurs, la clim est indispensable, de jour comme de nuit et encore plus quand on a, comme nous, un enfant en bas âge (5 mois).Et la clim consomme pas mal. Je suis soucieux de l’écologie et des énergies renouvelables et nous faisons le maximum pour réduire a chaque fois notre consommation (électricité ici est créé pour la plupart avec des éoliennes). Mais nous ne pouvons vivre sans la clim et prendre de douche régulièrement.

Une petite ile de 35Km de long : Un micro état.
Vivre sur une toute petite ile c’est comme vivre dans un micro pays, a la différence que dans un micro état ou pays, on peut traverser les frontières et la c’est un peu plus dur. Même si Miyako-jima est japonaise, elle a sa propre population, dialecte et le mode de vie radicalement différent de l’ile principale et de ses grandes villes japonaises. Bien que les paysages soit magnifiques, il est humain de vouloir parfois (aller voir ailleurs), hors pas question de prendre sa voiture et faire trois heures de routes pour visiter une nouvelles ville, car en trois heures de routes ici, vous aurez fait deux fois le tour complet de l’ile. Ce qui peut manquer a certain (mais ce n’est pas mon cas), c’est la diversité. Si vous vivez en France ou dans un (grand) pays, vous aurez mer, montagne, grandes villes, campagnes. Ici, tous naturellement, vous ne passerez pas des montagnes alpines à la cote d’azur. Pour ma part, cela ne me pose aucun souci, car la différence ici se fait dans la biodiversité par exemple.

Miyako-jima : 55.000 Habitants, 17 gajins (étrangers)
Il y a 17 étrangers comme moi qui vivent à Miyako-jima. Parmi ses 17 personnes, 11 sont des personnes venant pour une période de un an à trois ans, faisant partis du programme de langue JET (ils viennent pour donner des cours d’anglais dans les écoles japonaises). Donc ici, tout le monde se (connais), Que ce soit entre Gajins ou bien avec la population locale. Nous (étrangers) sommes super bien accueillis ici, il y a rien à dire à ce sujet, mais vous ne pouvez pas vraiment vous rendre quelque part sans forcement croisée quelqu’un que vous connaissez. Ou bien vous entendrez de la part de votre ami(e)s qu’il ou elle vous a vu avec untel il y a trois jours, a tel endroit, etc.…ici tous se sais, ou se sera. Il faut vivre avec cela. Les ragots des petits villages de campagnes existent aussi ici et le fait d’être étranger, peut cultiver les ragots de toutes sortes.

On se lasse du paradis…
Avant même de prendre la décision avec mon épouse de venir vivre ici, nous nous sommes posé la question : Oui mais dans quelques années, allons nous voir les choses ici de la même manière que maintenant ? Il est humain de se lasser de paysages, même les plus merveilleux au monde. Après quelques temps ici, j’ai à ce jour toujours la même vision des plages, de la mer, toujours la même envie de faire de la plongée, de prendre mon VTT et me rendre a la plage de matin. Et après tous ce temps, quand j’arrive à la plage à vélo, j’ai toujours ce même sourire et cette même joie que lors des premières fois. Peut être que ma manière de voir les choses changera peut être plus tard, mais pas pour le moment en tous cas.

Conclusion : j’ai toujours autant envie de vivre ici malgré tout cela!